mercredi 5 juin 2013

« La nécessité de convertir mon regard » (témoignage sur le rassemblement)

Quelques semaines après le rassemblement Diaconia à Lourdes, nous avons décidé de publier le témoignage de plusieurs participants. En voici un :

12.000 personnes de tous les diocèses de France et même quelques voisins suisses ou autres ! Rassemblement fraternel, diversité de visages. Les plus fragiles sont à l’honneur comme toujours à Lourdes et pas encore partout. Ceux à qui on ne donne pas souvent la parole peuvent la prendre, dire ce qui leur tient à cœur, les merveilles et les fragilités de la vie.

Différents temps nous ont été proposés :

++ Une assemblée générale où des témoignages très forts, une réflexion, des gestes simples mais forts (comme se dire « bon-jour » avec les mains, le témoignage audiovisuel des prisonniers de Béziers.

++ Un village de la rencontre :
- Richesse, beauté et simplicité en même temps des spectacles où l’interactivité et l’interpellation sont permanentes.
- Témoins de tous horizons : j’ai pu entendre un peu le cardinal guinéen Robert Sarah, président de Cor unum, des réfugiées syriennes et irakiennes qui nous ont dit leur quotidien dans leur pays, leur désir de paix et de réconciliation. Elles nous ont interpellés sur notre responsabilité ici envers eux : « Dites qu’on ne livre plus d’armes ! »
- Arts plastiques, spectacle vivant…

++ Des célébrations très belles et vivantes (ambiance JMJ, tonique, participative)

++ Des forums : les échos des différents forums montrent toute la préparation de ces temps forts de partage, de proposition, temps qui ont permis de découvrir différentes réalités (gens du voyage, prisons, chômage, diversité des familles.)

Ce qui est le plus fort ce sont les rencontres, l’attention aux autres, les gestes... Des personnes du diocèse qu’on ne voit pas souvent dans nos assemblées paroissiales mais qui viennent déposer un cierge, prier quand l’église est déserte ont pu dire leur joie de partager leur foi avec d’autres. Une m’a touchée en disant qu’au retour elle va retrouver le quotidien où les occasions sont rares de parler avec d’autres de sa foi. J’ai senti un désir chez elle de trouver un lieu, un groupe… Qu’avons-nous à proposer ?

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