Quelques semaines après le rassemblement Diaconia à Lourdes, nous avons décidé de publier le témoignage de plusieurs participants. Voici un témoignage paru dans le numéro de mai la revue « En rural… solidaires », le bulletin de liaison de l’Action catholique rurale.
J’ai été étonné par le fait qu’un participant sur trois était en situation de fragilité, et accompagné. Les pauvres étaient là pour nous montrer le chemin. La fraternité ne se traduit pas seulement par des aides financières ou du temps passé à aider, elle se vérifie par un regard de compassion, d’empathie, au sens évangélique du terme.
Je remercie le mouvement de l’Action catholique des enfants (ACE) de m’avoir permis de participer à ce rassemblement rempli d’émotion, de partage, d’échange, d’écoute, de joie, de prière, de dynamisme… aussi bien dans la basilique où nous étions 12 000 que dans le groupe du diocèse, avec notre fraternité et les rencontres spontanées.
J’ai été touché par ces 12 000 personnes réunies avec la même volonté d’être au service de la fraternité envers les plus pauvres. J’ai été étonné de la facilité des personnes précaires à témoigner sans crainte d’être jugées, dévisagées. Bousculé par l’intensité des témoignages qui ressortaient comme des prières.
Les témoignages que l’on a entendus sur le monde carcéral a interrogé et touché les participants, la réalité de cette forme de pauvreté a été présente durant ces trois jours.
Une personne un jour, sur la porte de l’église de son village, a trouvé un tag ou l’on pouvait lire : « Ouvrez les portes, Dieu est à tous. » Si c’est ça être catho, de pouvoir donner la parole aux plus pauvres, et qu’elle soit écoutée, par tous, sur un rassemblement tel que Diaconia, alors, je suis fier d’être catho.
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