FRAGILITÉS
Guillaume se détruit par l’alcool… Cette situation nous amène à réfléchir sur l’alcoolisme. Une merveille quand on arrive à sortir une personne de sa déchéance ; quand elle replonge c’est difficile. On a alors un sentiment d’échec !
Fragilités de nos forces : on est dispersé et pas nombreux, dit une personne ; les distances, le manque de temps… Inquiétude par rapport au renouvellement des personnels des associations Le sentiment que le travail n’est jamais fini.
Solitudes : des personnes seules et souvent isolées qui ont des angoisses ; elles ont l’air bien mais sont fragilisées par la solitude.
Coup dur
Un soir en débauchant, j‘arrive à la maison ; je veux ouvrir la porte d’entrée et impossible, je comprends au bout d’un certain temps que la serrure a été changée. Je pars vite récupérer mes enfants ; j’en ai 3, de 2 ans, 6 ans et 9 ans et je passe chez une personne amie qui était ma patronne jusqu’à mon mariage. J’étais désespérée et ne peux le cacher. Cette amie passe des communications téléphoniques et me trouve un logement, me donne des vêtements de ses petits-enfants, et trouve pour mon bébé tout le nécessaire. Elle me soutient moralement comme une mère, car je suis très abattue ; Dieu merci, elle nous a sauvés, mes enfants et moi-même.
Pendant des mois j’ai dormi dans un sac de couchage sur le sol faute de lit. Pourtant à force de travail et de privations j’ai donné un bon métier à chacun de mes enfants et nous vivons heureux
MERVEILLES
Coup de pouce
Chaque jour nous allons voir un couple de personnes âgées de 91 et 92 ans. Ils n’ont qu’une fille qui habite loin et qu’ils n’ont pas vues depuis une dizaine d’années ; nous assurons les courses et ils savent que nous sommes présents en cas de besoin. Nous sommes devenus très proches de ce fait. Dire que quelquefois ça ne nous coûte pas, si bien sûr car on revient toujours sur les mêmes sujets de conversation. Autrefois, leur vie… mais on sait bien que pour eux c’est important que quelqu’un les écoute. Je ne sais pas si c’est vraiment ce que vous attendez mais pour nous c’est une façon d’aider les autres, nous visitons chaque semaine un autre couple âgé aussi et fatigué dont les enfants sont loin
Chaque jour nous allons voir un couple de personnes âgées de 91 et 92 ans. Ils n’ont qu’une fille qui habite loin et qu’ils n’ont pas vues depuis une dizaine d’années ; nous assurons les courses et ils savent que nous sommes présents en cas de besoin. Nous sommes devenus très proches de ce fait. Dire que quelquefois ça ne nous coûte pas, si bien sûr car on revient toujours sur les mêmes sujets de conversation. Autrefois, leur vie… mais on sait bien que pour eux c’est important que quelqu’un les écoute. Je ne sais pas si c’est vraiment ce que vous attendez mais pour nous c’est une façon d’aider les autres, nous visitons chaque semaine un autre couple âgé aussi et fatigué dont les enfants sont loin
Revenue seule dans un village où ont habité mes grands-parents maternels et à la demande du prêtre, je visite 3 maisons de retraite : 1 dans mon village et 2 aux alentours, et quelques personnes, chez elles, isolées et ne pouvant plus se déplacer. Je vais les écouter raconter leur vie, leurs lire des histoires amusantes, porter la communion aux personnes qui le désirent. Je les connais et elles me connaissent aussi maintenant. On donne un peu... mais l’on reçoit beaucoup !
Coup de main
Pendant longtemps, j’ai participé à la Banque alimentaire : préparation des colis de nourriture et la distribution, en essayant de parler avec les personnes, d’aller porter les colis lorsqu’elles ne pouvaient pas se déplacer. Assister à des réunions pour discuter des demandes de dons selon les besoins de chacun, de leur façon de gérer leur manière de vire et d’essayer de bien les orienter et de leur apporter un peu de réconfort
Pendant longtemps, j’ai participé à la Banque alimentaire : préparation des colis de nourriture et la distribution, en essayant de parler avec les personnes, d’aller porter les colis lorsqu’elles ne pouvaient pas se déplacer. Assister à des réunions pour discuter des demandes de dons selon les besoins de chacun, de leur façon de gérer leur manière de vire et d’essayer de bien les orienter et de leur apporter un peu de réconfort
Pendant 2 ans mon mari a été grabataire ; nous avions les aides à domicile mais je devais parfois m’absenter. Et une voisine de 82 ans venait prendre le relais. Et vraiment elle m’était d’un grand secours. Mon mari est décédé le 12 juillet 2011, mais une amitié est née entre nous. Une personne formidable.
Coup de cœur
Mr Y.B vit à la maison de retraite. Je me suis rendu compte en allant le voir qu’il écrivait l’évangile sur un cahier journalier et en ouvrant son prions en église. Il soulignait ce qui le faisait vivre dans la Parole de Dieu. Je me suis réjouie de cette initiative en rendant grâce à Dieu.
Chaque année dans notre village nous avons créé des liens avec des dames qui tricotent et vers le mois d’octobre de chaque année nous nous réunissons et montons nos carrés de laine et confectionnons des couvertures aux environ de Noël. Cela nous réunit chaque fin d’année.
Témoignage
Je rencontre S… en pleurs… Je ne dis rien... .Le soir, je prie pour elle. Deux jours après, je rentre à son atelier…
Je rencontre S… en pleurs… Je ne dis rien... .Le soir, je prie pour elle. Deux jours après, je rentre à son atelier…
"Bonjour, Comment allez-vous ? " Elle est sereine, m’embrasse, me fait asseoir…Elle me partage ce qui s‘est passé avec son compagnon.. Elle est droite : les torts 50/50…
J’agis comme si rien ne c’était passé...repas, lessive, repassage. Lui il m’a aidée quand j’étais en déprime…A moi d’en faire autant…Je suis catholique, non pratiquante. J’ai été élevée dans l’amour et le partage…Après ce temps d’écoute, je la respecte et dis : « c’est vrai, vous vivez l’amour et le partage avec vos enfants, avec les clients. Vous aidez les personnes qui souffrent comme vous. Jésus n’a –t’il pas dit : "Ce que vous faites aux autres c’est à moi que vous le faites ? "
Ce jour-là, des liens d’amitié se sont tissés .Je remercie le Seigneur pour cette rencontre signe de sa présence à nos côtés.
Quelques jours plus tard, S... sonne… j’ouvre… Elle est en pleurs… "Pouvez-vous venir avec moi…je suis seule et n’arrive pas à travailler…"
Cet après-midi, une amie viendra avec moi » J’y vais…je suis près d’elle, sans rien dire .J’offre son travail et ses pleurs. Une cliente arrive…Je sors et rentre à la maison.
Le lendemain à l’ouverture, je saute lui dire bonjour. " Etes-vous détendue ? " S… s’étire et m’embrasse en me serrant.
L’amour est plus fort que tout. L’amour est contagieux et se multiplie.
Je suis émerveillée par tout ce que S... réalise. Elle devient missionnaire… Elle m’évangélise et évangélise les stagiaires, les clientes..
L’écoute, le non-jugement, le respect, la confiance réciproque…favorisent le partage. Merveilles, merveilles que fit pour nous le Seigneur !
Quelques actes de fraternité
Repas de Noël pour les gens seuls à la Tremblade auxquels se sont jointes quelques familles.
Repas de Noël pour les gens seuls à la Tremblade auxquels se sont jointes quelques familles.
N. offre un bouquet de muguet à une dame âgée et parle à une amie de cette dame qui a les bras cassé ; son amie va lui apporter de l’aide.
La rencontre du groupe œcuménique a montré une grande fraternité entre tous. Partage très beau sur la prière.
A Marennes les messes sont animées par des jeunes et sont joyeuses. Des équipes pour le service évangélique des malades et les obsèques font du bon travail.
Au Diaconat des îles de Saintonge, on aide des personnes en grande difficulté, des personnes isolées, des familles. Une personne a envoyé une lettre de remerciements. Un homme discret aide des personnes autour de lui.
Grace au témoignage d’un livre sur la mobilisation de tout un village autour d’une petite fille handicapée un village français a fait pareil.
Grande merveille de pouvoir travailler ensemble au niveau de la banque alimentaire.
Grande joie : un jeune qui s’est sorti de la drogue et est devenu ambulancier. Il a dû partir loin mais s’en est bien sorti. Il donne des nouvelles à l’occasion.
La mise en place du collectif caritatif :
A l’époque pour du travail saisonnier venaient beaucoup de personnes marginales. Une personne avait sonné chez le curé, puis le boulanger... Que faire ? Il y a eu la soupe populaire, mais c’était trop loin pour les personnes. Avec le pasteur de l’époque a été ouvert le presbytère protestant pour la douche, la lessive et se changer ; cela la première année. La deuxième année la permanence a eu lieu dans une ancienne colonie avec des hommes qui assuraient la surveillance du lieu puis un collectif s’est mis en place avec la Croix Rouge, l’Entraide protestante et le Secours catholique ; toutes les forces réunies cela a fait 90 bénévoles !
Merveilles de travailler tous ensemble. Cela dure depuis 26 ou 27 ans !
Les bénévoles se renouvellent avec des jeunes retraités ; beaucoup de têtes nouvelles dit quelqu’un !
Une dame fait taxi si besoin pour des courses, elle amène chaque année 70 couvertures à Lourdes. Ces couvertures sont faites par un groupe de femmes qui se rassemblent le jeudi.
Des services : SEM, Foi et lumière, porter la communion à domicile ou en maison de retraite.
Un homme rencontré à cette occasion et décédé depuis dit : « vous savez je prie pour vous tous les jours et là-haut je continuerai à prier pour vous ! »
Émerveillement
Une collègue secrétaire qui va chercher une personne bénévole avec un handicap léger et lui porte une attention particulière.
Voir des personnes en insertion (RSA) très généreuses, très disponibles…une personne toujours prête à rendre service. La directrice de l’association qui a toujours beaucoup d’idées pour aider
Voir des personnes en insertion (RSA) très généreuses, très disponibles…une personne toujours prête à rendre service. La directrice de l’association qui a toujours beaucoup d’idées pour aider
Le vestiaire des restos du cœur : une personne bénéficiaire s’exclame : "C’est une merveille, j’ai le droit d’emmener tout ça ! "
Une association de quartier a fait du porte à porte quand le quartier s’est trouvé privé d’électricité et une action auprès de la mairie ; cela a permis de repérer aussi des grands-mères qui ne voient jamais personne !






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